« Une compétence se révèle dans l'action, dans la mobilisation de ressources face à une situation complexe. »
« La formulation de compétences transforme des objectifs abstraits en capacités observables, en reliant systématiquement le “savoir” au “savoir-faire” et au “savoir-être” dans des contextes professionnels précis. »
Une compétence bien formulée intègre trois dimensions dans un contexte défini :
Guy Le Boterf précise l’importance d’allier et de mobiliser le savoir, savoir-faire et savoir-être en toute formation liée à une situation concrète, ce qui fait référence à son modèle de compétence intégratif. (Le Boterf 2000)
Le savoir : Les connaissances théoriques, les informations, les concepts.
Le savoir-faire : Les habiletés pratiques, les techniques maîtrisées, l’expérience procédurale.
Le savoir-être : Les attitudes, les comportements relationnels, les valeurs et l’intelligence émotionnelle mobilisés en situation.
Ce modèle repose sur l’idée que la compétence n’est pas seulement un ensemble de connaissances ou de techniques, mais une capacité à mobiliser des ressources (savoir, savoir-faire, savoir-être) dans un contexte réel, pour agir efficacement.
Il implique la capacité à combiner et à orchestrer ses ressources internes (savoirs, savoir-faire, savoir-être) avec des ressources externes (réseaux, équipes, outils, informations disponibles).
En somme, formuler des compétences (pas seulement des savoirs) et identifier les situations de travail pertinentes (cadre concret).
L'approche par compétences se centre sur ce que l'apprenant doit être capable de faire dans des situations professionnelles.
> Adapter son message à différents interlocuteurs dans des situations professionnelles variées.
Les compétences spécifiques sont liées à un domaine technique précis, tandis que les compétences interdisciplinaires sont transversales et mobilisables dans divers contextes.
Spécifique : "Configurer un réseau local sécurisé" ; Interdisciplinaire : "Collaborer efficacement dans une équipe pluridisciplinaire pour résoudre un problème technique."
Les compétences sont formulées en référence à des situations professionnelles authentiques et significatives.
> À partir de l'analyse d'interventions nocturnes sur serveurs : "Prendre des décisions techniques sous pression en situation d'isolement professionnel."
Un profil de compétences articule les compétences visées dans une session d'apprentissage, en montrant leur complémentarité et progression.
Hiérarchisation :
Articulation :
Progression :
Alignement :
Exemple de structure :
Identifier les connaissances, outils et attitudes nécessaires à la mobilisation d'une compétence.
Méthode : Pour chaque compétence, se poser la question :
« De quoi l'apprenant a-t-il besoin pour exercer cette compétence ?»
Les situations de travail servent de contextes d'apprentissage et d'évaluation des compétences.
Approche : Analyse de tâches, observation terrain, entretiens avec des professionnels, étude de cas réels.
| Dimension | Lien vers carnet | Lien vers portfolio |
|---|---|---|
| 💼 La méthode Le Boterf | 📖 Détail | 📎 Preuve |
| 🎯 Profils de compétences | 📖 Détail | 📎 Preuve |
| 🔍 Compétences spécifiques | 📖 Détail | 📎 Preuve |
| 🔄 Compétences interdisciplinaires | 📖 Détail | 📎 Preuve |
| 📚 Ressources des compétences | 📖 Détail | 📎 Preuve |
💡 Chaque lien = une page détaillée avec le carnet d'apprentissage + une preuve dans le portfolio.
✅ Ce que j'ai appris :
⚠️ Ce que je veux améliorer :
🛠️ Outils maîtrisés :
Comment distinguez-vous une compétence spécifique d'une compétence interdisciplinaire ?
J'ai développé un critère simple : si la compétence ne peut s'exercer que dans mon domaine technique avec des outils spécifiques, elle est spécifique.
Si elle peut se transférer à d'autres domaines avec quelques adaptations, elle est interdisciplinaire.
Par exemple, “programmer en Python” est spécifique, tandis que “analyser un problème pour le décomposer en sous-problèmes” est interdisciplinaire.
Cette distinction m'aide à équilibrer mes formations entre expertise technique et capacités transférables.
Quelles méthodes utilisez-vous pour identifier les situations de travail pertinentes ?
J'utilise une combinaison de trois approches : l'observation directe (quand c'est possible), les entretiens d'explicitation avec des professionnels expérimentés (“racontez-moi votre journée type, vos défis récurrents”), et l'analyse d'incidents critiques (“quel a été le problème le plus difficile que vous avez résolu récemment ?”).
Ces situations concrètes deviennent ensuite le terreau pour formuler des compétences authentiques.
Comment gérez-vous la tension entre précision et transférabilité ?
J'ai appris à formuler des compétences avec un noyau stable (l'action centrale) et des variables contextuelles.
Par exemple :
“Adapter des stratégies de [noyau stable] communication technique [variables] à différents publics (collègues, managers, clients) dans des situations variées (réunion, rapport, incident).”
Cette formulation précise l'action tout en explicitant sa transférabilité à différents contextes.
« Au début, je formulais des compétences comme des listes de savoirs à acquérir. Maintenant, je les conçois comme des capacités à agir dans des situations professionnelles réelles.
Ce changement de perspective a transformé ma façon de concevoir les formations : moins de “qu'est-ce qu'ils doivent savoir ?”, plus de “que doivent-ils être capables de faire dans leur travail ?”. »
Références essentielles :
Références complémentaires :
Citation clé :
« Formuler une compétence, c'est créer un pont entre l'apprentissage et l'action professionnelle, entre la théorie et la pratique, entre l'individu et les situations qu'il rencontrera. »
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