La vie, à son meilleur, est un processus mouvant et changeant où rien n'est fixé. (Rogers, 1961)
Compétence H1 - Clarifier son propre rôle et influencer en conséquence
Carl R. Rogers qui a inspiré le courant de l'autoformation pense qu'apprendre par soi-même vaut mieux qu'accumuler des connaissances. A ces yeux, l'expérience personnelle est “l'authorité suprême”, à la base de l'apprentissage.
Explorer les conditions nécessaires à la croissance personnelle et à l'actualisation de soi, tant en thérapie que dans les relations éducatives et humaines en général. Rogers transpose les principes de sa thérapie centrée sur la personne (TCP) à la relation d'aide et à l'apprentissage.
L'organisme a une tendance innée à se développer, à se réaliser, à maintenir et à améliorer son potentiel. (Rogers, 1961)
Selon Rogers, une force motrice biologique et psychologique pousse tout être vivant à croître, à s'épanouir et à devenir pleinement lui-même. Une base optimiste de l'approche rogérienne : faire confiance au client (ou à l'apprenant) comme étant le meilleur expert de lui-même.
Rogers applique ses principes à l'éducation. Il oppose :
Le rôle de l'enseignant devient celui d'un facilitateur qui crée un climat psychologique sûr (grâce à la congruence, l'acceptation et l'empathie) pour que l'apprentissage émerge.
Carl Rogers (1961) : L'accompagnant doit incarner trois qualités fondamentales :
L’écoute, ce n’est pas seulement entendre les mots, c’est capte les silences, les regards, les postures, les émotions.
Il est bénéfique de :
L’écoute, c’est l’art de se mettre à la place de l’autre pour entendre ce qui n’est pas dit. Marshall Rosenberg
L’empathie, c’est comprendre, ressentir, et agir.
Il est bénéfique de :
> L’empathie, c’est la capacité de comprendre les émotions de l’autre — comme si elles étaient les miennes. Carl Rogers
Plus le thérapeute est lui-même dans la relation, moins il présente une façade professionnelle, plus le client est susceptible de changer de manière constructive. » (Rogers, 1961)
Accorder un respect positif inconditionnel, c'est-à-dire accepter la personne sans évaluation ni jugement. (Rogers, 1961)
Percevoir le cadre de référence interne de l'autre avec précision et avec les composantes émotionnelles et les significations qui s'y rattachent, comme si on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition “comme si”. (Rogers, 1961)
L’empathie et l’écoute sont les piliers de l’accompagnement andragogique.
Elles permettent de :
Il est bénéfique de :
| Théorie | Lien avec Bucheton |
|---|---|
| ——– | ——————- |
| Girard, J.-P. (2020) | L’accompagnement andragogique. |
| Rosenberg, M. (2003). | Les mots sont des fenêtres. |
1. Choisissez un moment de votre pratique (réel ou imaginé)
2. Tracez les changements de postures (ex : contrôle → accompagnement → étayage)
3. Évaluez :
4. Rendus possibles :
Pour intégrer le modèle empathique, je me demande :
Comment appliquer ce modèle en pratique ?
Dans la Préparation :
Anticiper les postures probables :
Dans l’Action :
Observer les indicateurs :
Dans l’Analyse (après-coup) :
Retracer ses ajustements :
L’écoute est une posture. Une posture d’écoute, d’empathie, de bienveillance. En m’ancrant dans cette posture, je peux accompagner avec authenticité, rigueur, et amour.
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